15 avr. 2013

Terre du Ciel


Pour ma première étape de mon voyage en mode sac-à-dos, je décide de rallier la Bourgogne, pour aller passer une semaine en "chantier ressourcement" à Terre du Ciel, en Saône et Loire.
Je pars de Die en stop, sous un ciel radieux... 300 km plus au nord et 6 heures plus tard en 5 voitures, j'arrive à destination: une bien belle journée et de belles rencontres éphémères, dont celle d'une automobiliste avec qui je passerai 1h30 entre Valence et Ambérieu en Bugey, que j'ai sollicité sur une aire d'autoroute, et pour qui c'est la première fois qu'elle prend un autostoppeur!


Terre du Ciel (site internet)

"Il y a des fuites qui sauvent la vie :
devant un serpent, un tigre, un meurtrier.
Il en est qui la coûtent :
la fuite devant soi-même."
                        -Christiane Singer-
Voici la citation qu'on retrouve sur la page d’accueil de leur site internet, et qui éclaire sur l'état d'esprit et les propositions de cette structure. Terre du Ciel propose de nombreux stages, séminaires et formations, axés essentiellement autour du développement personnel et de la spiritualité: yoga, méditation, chamanisme, géobiologie, ayurvéda, danse, respiration, qi gong, énergétique chinoise, shiatsu, cuisine végétarienne, communication non-violente, ...
L'objectif est de transmettre aux participants des enseignements et des pratiques aidant à l'épanouissement et à être de plus en plus sage et conscient de soi et du monde qui nous entoure, qu'il soit matériel ou immatériel.

Les Fleurs du Vivant

Depuis 2 ans, Terre du Ciel a mis en place une formation longue (une année) destinée aux 18 / 25 ans. L'idée forte est de pouvoir proposer à des jeunes un cadre de travail et de réflexion sur eux-même et le sens de leur vie, à travers la vie collective, des enseignements issus des philosophies orientales, la pratique du yoga, de la méditation, des ateliers artistiques et de développement personnel, et une participation active à la vie du centre (acceuil, jardin, cuisine, gestion).
J'ai pu échanger un peu avec qq élèves de cette formation des "Fleurs du Vivant", et j'ai été ébahi par leur maturité et leur recherche de compréhension d'eux-même et du monde. Tout cela est très en marge des formations conventionnelles, qui proposent seulement des acquisitions de connaissances techniques et de savoir-faire pour exercer un métier... Ici, ces jeunes se retrouvent dans un cadre bienveillant qui leur permet de mener un véritable travail d'introspection et de recherche de sens.
C'est une formation unique et pleine de sens, qui je l'espère, essaimera!

Chantier Ressourcement


C'est le chantier auquel j'ai participé. Toute l'année, Terre du Ciel offre la possibilité de venir travailler bénévolement durant une semaine, au jardin, à la cuisine, ou à l'embellissement du parc. Cela permet de s'imprégner des lieux et de participer à la vie du domaine auprès des permanents.
Il ne s’agit pas de suivre un stage avec un enseignement théorique, mais de travailler dans l’esprit du compagnonnage, auprès de l’un des permanents, avec une mise en pratique de ces deux principes :
– c’est en faisant que l’on se fait,
– c’est en œuvrant auprès d’un ancien que l’on développe savoir et savoir-faire.
Avec Sandrine et Olivier, les 2 autres bénévoles de la semaine, nous avons suivi et aider Célestin, le jardinier du domaine. La semaine a été très diversifiée, entre la préparation de bandes de terre, les semis (salade, betterave, courgette,...), les plantations (choux, blettes, oignons, pommes de terre, tomates,...), la taille des pêchers et des tomates, la préparation de purin d'orties, ...


Célestin est un jardinier éclairé, passionné et pédagogue, qui prend toujours le temps de montrer, d'expliquer, pour notre grand plaisir. Et pour qu'aucune tâche ne soit ressenti comme contraignante et fatigante, il s’efforce de varier les activités au sein du jardin; ainsi, dans une même journée, nous pouviez bêcher, semer qq salades, planter qq lignes d'oignons, s'essayer à la taille des pêchers ...

Le jardin fait approximativement 1 Ha. Il est évidemment mené en bio, et permet de couvrir à 80% les besoins en légumes du centre, qui nourrit toute l'année environ 40 personnes par jour!



Mes impressions, sensations


Je suis de plus en plus attiré par les lieux et les personnes qui s'engagent dans une quête de conscience spirituelle. Terre du Ciel étant connu et reconnu dans ce milieu, j'éprouvais donc l'envie d'y séjourner. Et puis partir en Bourgogne, c'était aussi m'éloigner des montagnes, me retrouver dans un environnement naturel qui m'attire peu, pour savoir si ce que m'apportent les reliefs pouvait être remplacé par autre chose.
Ma semaine à Terre du Ciel a été agréable et intéressante, les rencontres ont été enrichissantes, mais je ne me suis pas senti particulièrement en phase avec le lieu.
J'ai aimé travaillé au jardin, semer, planter... avec tout de même une petite note de déception: celle de ne pas pouvoir suivre la sortie de terre de ces légumes, leur croissance, leur développement, avant d'enfin pouvoir les consommer, et les apprécier. Mais ce n'est que partie remise: plus tard, une fois sédentaire, je compte bien tenir un jardin et le bichonner, pour m'extasier de ce que la terre offre et de ce qu'une toute petite graine devient!

D'un point de vue humain, le séjour a été tout aussi agréable, mais sans plus. Durant mon voyage, j'ai connu des lieux très vivants, où on cultive la dynamique de groupe, le joie de vivre et d'être ensemble. 
Ici, les rencontres ont été très intéressantes et agréables, mais les personnes avec qui j'ai échangé, partagé, m'ont paru pour la plupart très introverties, communiquant peu leur plaisir et joie d'être là. Peux-être aurai-je dû clairement poser la question "es-tu bien ici? es-tu heureux de la vie que tu mènes?". Je suppose que la réponse aurait été oui, mais j'aurais quand même bien aimé en savoir plus.


9 avr. 2013

Petit bilan moral sur mon voyage ...

Voilà plus d'un an et demi que j'ai démarré mon voyage... et quel voyage! Ce n'est pas tous les jours facile, mais j'ai la conviction d'avoir entrepris un beau et bon projet.

Il est tout à la fois humaniste, initiatique, pratique, tous azimuts et évidemment alternatif. Il me permet de cultiver la confiance, en moi et envers les autres, l'ouverture d'esprit et de cœur, l'acceptation, la foi, l'adaptation. Il me permet de rentrer en contact avec une multitude de personnes, de m'enrichir de leurs parcours et choix de vie, de leurs positions politiques, de leurs actions militantes, de leurs sensibilités spirituelles, de leurs doutes, difficultés et joies.

J'adresse donc un immense MERCI à toutes les personnes qui m'ont ouvert leur porte, m'ont accueilli, nourri, hébergé, déplacé, remué, et encouragé! Et MERCI aussi à celles qui, en plus, se sont dévoilées, pour aller encore plus loin dans cette quête d'authenticité.
Au quotidien, ce qui donne sens, c'est bien la rencontre, et ce que nous nous offrons, de matériel ou d'immatériel, les uns aux autres.

A l'unanimité, mon voyage étonne, questionne... La "norme" d'un voyage au long cours à vélo, c'est la traversée d'un continent ou le tour du monde, c'est la quête de nouvelles cultures, de nouveaux paysages, le tout marqué du sceau de l'exaltation.
Mon voyage est un voyage "de fond", durant lequel je n'ai quasiment pas quitté le quart sud-est de la France... car je me suis senti suffisamment nourri par tout ce que j'y ai découvert, sans ressentir le besoin d'aller au-delà des frontières.

Au début, il a été très inconfortable, à force de se frotter à des personnes et des lieux qui provoquaient en moi une remise en question incessante sur de nombreux sujets (société, alimentation, écologie, habitat, vivre-ensemble, travail, santé, éducation, communication, ...).
Et puis au bout d'environ 6 mois, j'ai senti que je venais de passer un point de non retour. A partir ce de moment, il est devenu clair pour moi que je ne pourrais plus revenir dans un mode de vie conventionnel, à la fois grâce à de multiples prises de conscience sur les travers et perversions de notre société et de nos modes de vie, et grâce à l'élan d'espoir et d'envie d'alternatives qu'ont provoqué en moi les structures et familles rencontrées.

La suite de mon voyage ne pourra dont être qu'alternative, et comme tous ceux avec qui j'ai partagé un bout de quotidien, je vais encore et toujours poursuivre dans cette voie, cherchant à me défaire toujours plus des orientations, pressions et injonctions sociétales, pour trouver une voie juste, à la fois pour moi, pour ceux/celles qui m'entourent, et pour tout notre environnement humain et naturel.

C'est un voyage qui pourrait durer toute une vie: il y a tant à découvrir et à expérimenter! Je suis parfois fatigué de dépenser tant d'énergie à chercher le projet, le lieu, les personnes, qui pourraient créer en moi un appel m'invitant à poser mon sac et m'investir dans un projet.
Les moments les plus difficiles sont les phases où je ressens une forme d'errance, d'inutilité et d'inexistence sociale. Elles sont rares, assez déstabilisantes, mais ne durent jamais longtemps, puisque une sorte de force de vie et d'envie d'avancer reprend le dessus et me remet en chemin.
J'avoue tout de même avoir de plus en plus souvent hâte de trouver le projet dans lequel j'aurai cœur à mettre mon énergie et m'investir.

Passer du mode cycliste au mode bipède est un grand tournant: avec le vélo, je m'éprouvais physiquement et moralement, et j'ai envie d'une suite plus douce, laissant plus de place à la rencontre, allant encore plus loin dans le lâcher-prise et l'acceptation.

Sur le bord de la route, au fur et à mesure des rencontres, je vais tâché de devenir un semeur de graines: susciter l'interrogation, et montrer que d'autres voies sont possibles.

Je suis persuadé que les alternatives que j'explore contribuent à poser les jalons et les invitations de voies d'avenir, cherchant à toujours être plus conscient de soi, des autres et du monde, cherchant à respecter au quotidien des valeurs de respect, d'écoute, de bienveillance, de partage, d'équité, par des modes de vie simples, accueillants, et épanouissants.

Bienvenue sur la voie des utopies en marche !


2 avr. 2013

A vélo? A pieds? En sac-à-dos?

  Depuis quelques mois, une interrogation me traversait régulièrement l'esprit: "est-ce que le vélo est le mode de déplacement qui me convient le mieux pour mon voyage"?
  En solo, en itinérance et au long-cours, c'est assez usant... et l'épisode Corse m'a demandé de puiser encore plus loin dans mes ressources physiques et morales.
  Certes le vélo est un mode de déplacement noble, écolo et sportif, mais j'ai la sensation de ne plus y trouver mon compte.
  Si je mets en balance, d'un côté les rencontres que ce mode de déplacement m'offre, et de l'autre côté ce que cela me demande, physiquement et moralement, j'ai une très nette sensation de déséquilibre. Certes cela m'a permis de faire des rencontres, mais pas assez à mon goût. En France, globalement, nous ne sommes pas assez avenants pour aller spontanément à la rencontre d'un voyageur à vélo, et je n'ai pas envie de toujours devoir être l'initiateur de la rencontre.
  Et puis j'ai repensé aux périodes où j'ai fait quelques trajets en stop, qui m'ont offert de nombreuses, belles et agréables rencontres, souvent ponctuelles, et parfois qui durent.
  A vélo avec mes sacoches, j'ai régulièrement eu une sensation d'encombrement et d'obligation de toujours devoir suivre des itinéraires bitumés, balisés, ces axes routiers à partager avec les voitures, sans réelle possibilité d'une échappée en milieu plus nature, sur des chemins ou en montagne...
  Pendant longtemps, j'ai accepté de ne pouvoir aller au-delà de ce que mon corps pouvait offrir comme énergie... mais ce sentiment d'acceptation s'est effrité, et je ressens l'envie et le besoin de me sentir plus léger, plus mobile, et de faire plus de rencontres.
  En Corse, j'ai été frustré à 2 reprises de ne pouvoir suivre des personnes rencontrées sur la route, qui m'offraient volontiers une place dans leur véhicule... mais pas de place pour le vélo et les sacoches!

  Et puis je ressens comme un aspect "élitiste" dans ce voyage à vélo. Est-il vraiment possible de le partager? Qui peut m'accompagner, ponctuellement ou plus longuement? Cela demande d'avoir un équipement assez spécifique et de disposer de ressources physiques et morales assez conséquentes, et je suis de plus en plus fatigué de faire ce voyage en solo, surtout l'hiver lorsque les journées sont courtes, qu'il faut trouver un lieu de bivouac dès 17h00, avant une très longue soirée et nuit, pour se lever dans le froid le lendemain, avant de redémarrer une nouvelle journée en solitaire...

  J'ai donc décidé de me séparer de mon vélo, et de continuer à pieds / en stop, juste avec un sac sur le dos, pour me sentir moins encombré, plus léger, plus mobile. Je sacrifie donc une relative autonomie contre un potentiel de rencontres plus large, et j'aime cette sensation de me sentir plus disponible à la rencontre, et à pouvoir me laisser porter par ce qui se présentera!

  C'est donc comme une nouvelle aventure, comme un nouveau voyage, qui s'apprête à commencer ... !


24 janv. 2013

Chez Brigitte

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En quittant Fondale, je suis reparti plus au nord, direction la commune de Santa Lucia di Moriani, pour aller chez Brigitte. C'est une amie de Pilou et Annie, mes amis de Champaussel, qui est prête à m’accueillir un temps chez elle.


Après plusieurs semaines assez rudes et précaires, quel plaisir d'être accueilli chaleureusement dans une maison avec de l'électricité, un lit et de l'eau chaude!
Je passerai une dizaine de jours chez Brigitte, souvent en compagnie de ses voisins, Faustine et Lionel.



Ce séjour sera ponctué de temps de travail sur mon blog, de cueillette de myrtes et d'olives, de cuisine, de préparation de confiture à la pastèque, de bon repas et de promenades, le tout arrosé d'un repos salvateur!


Au bout d'une dizaine de jours, il est temps pour moi de me remettre en mouvement... Je suis en hésitation entre poursuivre mon séjour en Corse, ou bien rentré sur le continent...
Etant donné le manque de fluidité, et la dureté physique et morale de mon début de séjour en Corse, je n'ai pas le goût à remonter sur mon vélo... même si Simone et Elena, les amis italiens, m'ont parlé d'un très beau lieu alternatif dans le sud de l'île.
Je décide alors de me faire du bien, de me faire plaisir, et donc de rentrer sur le continent pour remonter à Die, et participer à nouveau aux Rencontres de l'Ecologie, qui avait été un formidable moment l'an passé, et qui m'avait permis de rencontrer une foule de gens passionnants pour beaucoup devenus des amis.
La Corse, je pourrai toujours y revenir plus tard, pendant une saison plus clémente.. !



6 janv. 2013

Fondale


Fondale, écolieu fondé en 2004, se situe dans un vallon isolé, vers 400m d'altitude, au dessus de la plaine d'Aléria. C'est un également un ermitage, lieu de ressourcement. C'est Sylvain, et son fils Salem, qui nous y accueillent.
L'objectif premier du lieu est d'y vivre en harmonie avec la nature et ses cycles, en se coupant au maximum des consommations extérieures, et en favorisant le troc pour entretenir les échanges et liens locaux.
L'alimentation provient essentiellement des vergers et du grand jardin très diversifié qui fournit des légumes toute l'année. Une source alimente les robinets, et la rivière qui passe sur le terrain permet l'arrosage les jardins.


Ici, pas d'électricité... En cette saison, la fin d'aprèsmidi est consacrée à la préparation du dîner pour profiter de la lumière naturelle, avant de passer ensuite aux bougies pour le reste de la soirée...


31 déc. 2012

Nepali

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Nepali est le nom d'un écolieu qui est en train de se monter, sur la commune d'Aghione, tout proche de la plaine d'Aléria.


Raphaël et Natasha ont acheté ce terrain l'été dernier. Au démarrage, 7 ha de maquis en pleine nature, au bord d'une petite rivière. Le projet est d'y construire un lieu de vie de plusieurs familles, en harmonie avec la nature environnante, dans une optique d'autosuffisance alimentaire et énergétique, avec une dimension de développement personnel et spirituel.
Aujourd'hui, un grand potager est déjà en place, ainsi qu'une safranière pour assurer une source de revenus, et des bassins de rétention d'eau pour l'arrosage.


24 déc. 2012

De Bastia à Ajaccio

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24 décembre au soir... embarquement pour la Corse! Nous sommes 50 personnes sur un ferri pouvant en contenir 800 ... autant vous dire que les couloirs sont déserts! Cette traversée me permet tout de même de rencontrer Josie et Patrice, un couple de la région toulousaine, qui viennent passer des vacances en camping-car en Corse.


Nous débarquons donc le jour de Noël à Bastia, avec une météo moyennement accueillante. J'attend tranquillement le lever du jour avant de décider dans quelle direction je commence mon périple en Corse. A ce moment là, je n'ai absolument rien de prévu. C'est le jour de Noël, je ne vais donc pas appeler les fermes en wwoofing.


La journée est ventée... il souffle vers le Nord. Pour le prendre dans le dos, je décide donc logiquement de prendre la route vers le Cap Corse.


Les villages sont déserts, la circulation quasi-nulle, qq troupeaux de chèvres égayent la route.

18 déc. 2012

Côte d'Azur, suite ...

Je quitte la FAR le 18 décembre, pour redescendre sur la Côte, où il fait meilleur lorsqu'on est à vélo... Toujours dans l'état d'esprit de me laisser porter par ce qui se présente, je ne prévois rien pour les fêtes de fin d'année, je les passerai donc sur la route, peut-être accompagné si des rencontres se présentent.
J'essaye de contacter qq possibles structures alternatives intéressantes du secteur, mais en cette période, la plupart n’accueillent pas et en profitent pour se retrouver en famille. Ne pouvant pas rester statique, je me remet donc en mouvement, en direction de l'ouest pour revenir vers Nice et me renseigner pour peut-être passer en Corse.


13 déc. 2012

Le collectif FAR


Le collectif FAR fait parti des lieux alternatifs quasi incontournables. De nombreux articles ont déjà été publiés sur différents sites, par divers structures ou voyageurs. Pour ne pas réécrire ce qui l'est déjà, cet article est donc en grande partie du copier/coller.

Perchée au fond de la vallée de la Roya, à 1200 mètres d'altitude, la Ferme Autogérée de la Roya (FAR) est un lieu de vie porté par des valeurs paysannes. Fonctionnant de manière autogestionnaire, ses habitants cherchent à maintenir une activité agricole en pleine montagne centrée sur l'élevage de brebis laitières, la production de fromages et yaourts fermiers et leur vente en direct sur les marchés locaux.


Actuellement, 7 permanents s'occupent de la ferme, mutualisant savoir-faire, savoir-être, biens matériels et argent en fonction des dispositions, envies et besoins de chacun. Ici, les mots autogestion, collectif et résistance prennent tout leur sens.



4 déc. 2012

Côte d'Azur, arrière-pays et alentours

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La fin de la retraite se combine avec le retour du beau temps, je reprend donc la direction du Sud... environ 60 km de plat et descente me séparent de la Méditerranée. Le soleil se sort, la route est belle... tout va pour le mieux!